Podologie du sport, Posturologie et Pédicurie à Melun
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Bien choisir sa chaussure de ski

Posted by jeremie.rebelo on March 2, 2013 at 8:50 AM Comments comments (7)

Article pour Podoxygene ASBL de podologues du sport:


Fondamentale dans la pratique sportive, la chaussure s’avère être un élément tout aussi important lors de la pratique du ski, alpin ou de randonnée. En effet, au même titre que le ski, elle est un élément de performance à part entière. Aussi, ne pas la négliger est gage de progrès, de plaisir et l’assurance de passer de belles heures, sur ou en dehors des pistes. Voici quelques notions de base pour bien choisir ses chaussures de ski.

1/ Un conflit contenant/contenu :


Quand on évoque la chaussure de ski, on pense moins à la performance qu’au confort, or difficile d’imaginer la première sans ce dernier. L’évolution des chaussures depuis quelques années tendrait à nous faire croire qu’il est plus simple de trouver celle qui correspond à chacun de nos pieds.

En effet, les formes ont bien entendu évolué pour devenir plus « adaptées », voire même plus « anatomiques » ; on aurait donc amoindri les sources de problème lors de la pratique. On est tout naturellement passé vers un panel de choix plus important en terme de chaussons et de coques.

De plus l’apparition du bootfitting a permis l’adaptation personnalisée de ces derniers, jusqu’à une certaine limite cependant. L’éclosion à tout va des systèmes de bootfitting en a souvent fait oublier l’essentiel :

« Comment vous sentez vous dans cette chaussure ? Un peu large, et je sens ma malléole qui appuie contre quelque chose de dur …Ca vous gêne ? Un peu…Alors on peut thermoformer le chausson ! ». Il est donc impératif de déterminer, avant tout optimisation du chaussant, une forme de coque et donc un modèle de chaussure adéquat, mais également la taille de celle ci.

Le prix, l’esthétisme et les orientations de la chaussure n’étant donc pas là des facteurs primaires de confort/performance.


2/Comment trouver la bonne taille et la coque « qui va bien » :

• La taille de la chaussure : Une chaussure se choisit en fonction du volume de son pied, et donc en fonction de son anatomie à proprement parler (largeur au niveau des métatarses, voussure dorsale, hauteur sous naviculaire, déviation morphostatique etc etc…;). On peut donc déjà se faire une idée du type de coque à prendre en évaluant ces données anatomiques. La taille de la chaussure est exprimée en mondopoint , unité de valeur universelle apparue il y’a quelques décennies, elle donne une indication en plus des mesures propres à la coque du contenant de la chaussure. L’idéal est de choisir une pointure « pleine » (pas de 26,5 ; 27,5 etc.) car la plupart du temps le volume chaussant entre une pointure pleine et l’autre se résume à celui de la semelle de propreté ; d’une même manière, la longueur de la coque ne sera pas différente entre deux tailles (l’une pleine et l’autre « demie »;). Deux pointures supplémentaires sont également nutiles…



• Le «flex » de la coque : A titre d’indication la rigidité de la chaussure est toujours donnée par le fournisseur. Plus le niveau de celle ci est élevé et plus la chaussure sera axée compétition. Un skieur lourd ou puissant devra axer son choix vers une coque rigide capable de supporter la pression de l’appui sans se déformer. Maintenant que la taille et le type de coques (faire une comparaison avec 2 ou 3 modèles permet un guidage intelligent) sont choisis, il faut procéder à l’essayage.


3/ Essayer sa paire de chaussures de ski : Evidemment impératif, l’essayage des chaussures doit conditionner, à lui seul l’achat ou non du modèle choisi en préambule. La coque doit maintenir le pied sans le contraindre ; si des points « durs » sont retrouvés lors de l’essayage, ils deviendront des gênes lors de la pratique sur piste, et à terme des potentielles douleurs. Parlons pratique maintenant : Fermer la chaussure aux premiers crans afin de ne pas écraser la coque, ni trop la serrer. En effet, lors de l’essayage la taille du pied diffère car celui ci est souvent dilaté, ce qui n’est pas le cas en montagne. Le chausson perd également de son volume, par tassement lors des premières sorties. - Niveau talonnier : Faire des flexions à plat (semelles au sol) et se concentrer sur le talon ; il doit être maintenu, comme enveloppé, et ne pas se décoller lors de la flexion vers l’avant. -Niveau métatarse : c’est cette zone qui va influer sur la précision/sensibilité du skieur. Ils doivent eux aussi être maintenus ; on peut effectuer des flexions de genoux voire des girations de bassin pour s’en persuader.

4/ Personnaliser et optimiser sa paire de chaussures : le Bootfitting : Il s’apparente pour moi à plusieurs points, entrainant in fine une optimisation de la chaussure.

• Premier point : la semelle. Avant de gérer d’éventuelle pathologie du pied et du membre inférieur, le bootfitter ou le podologue vont chercher à améliorer plusieurs points : -l’appui au sol via une répartition des charges plus homogène; celle-ci pourra nécessiter l’examen sur podoscope et/ou plateforme baropodométrique informatisée. Confort, maintien et stabilité seront les trois points prédominant dans le cadre de la réalisation de semelles pour chausson de ski. La semelle première étant un élément volumineux au sein de la chaussure, on pourra la remplacer par la semelle dite de « confort ». - ainsi l’espace à l’intérieur de la chaussure peut s’en trouver modifié, et donc amélioré : moins il y’a d’espace, moins il y’a de friction. - l’isolation thermique via des matériaux techniques. Par ailleurs, en tant que podologue notre rôle passera également par un examen plus global afin de réaliser des semelles à visée correctrice lorsqu’il y’a nécessité. Les problèmes d’articulations sus-jacentes (genoux, bassin) pouvant être régulés lors de la pratique du ski.

• Second point : le chausson : Plusieurs techniques de « customisation » du chausson de la chaussure de ski sont envisageables :

1. Thermomoulage : il s’agit simplement de chauffer les zones stratégiques sensibles à la chaleur, afin de gagner de la place au sein de la chaussure et d’obtenir un résultat plus « anatomique ». il permet donc de gagner en confort immédiat, en recréant ce « tassement » obtenu au bout de quelques jours de ski.

2. Thermoformage : dans ce cas le chausson est donc 100% thermoformable. Il présente un gain en confort considérable et est très isolant mais se charge vite en humidité (l’intérêt du choix de la chaussette sera donc déterminant !).

3. L’injection : injection d’une mousse en PU dans le chausson. Elle se répartit au sein du chausson pour former comme un cocon autour du pied.

Le mot de la fin : Une chose s’avère être claire pour moi : le thermoformage du chausson n’est pas obligatoire. Comme nous l’avons précisé auparavant, le chausson à une tendance au tassage naturel de par son shore, et permet donc une adaptation sur une temps rapide des éventuelles contraintes retrouvées lors de la descente, à condition d’avoir respecter les étapes précédentes ! Enfin, n’oublions pas que le réglage se fait également lors des descentes ! Les premières descentes doivent être sources d’indication sur les zones où l’on doit augmenter le maintien, ou au contraire le diminuer.

Podologie et Osteopathie: Pluridisciplinarite

Posted by jeremie.rebelo on February 14, 2013 at 8:25 AM Comments comments (0)

Podologie et ostéopathie

Dans de nombreux cas, le patiënt pense à tort que la podologie ne s'occupe que du pied. Rien de vrai dans cela. La statique du genou, de la hanche et de la colonne vertébrale font aussi partie de leur domaine professionnel.

Dès l’apparition de la douleur lors d’un mouvement, il y aura une compensation automatique du corps pour rendre celle-ci plus supportable. Ce phénomène de compensation se produit du bas vers le haut ou inversement, du haut vers le bas. Cela signifie que le pied est capable de s’adapter à des restrictions de mouvements situées dans les articulations au dessus de celui-ci. Dans ce cas, une correction ostéopathique est conseillée. Une fois la cause traitée, le pied ne se retrouvera plus dans un schéma de compensation et reprendra sa position optimale.

La mobilité du pied dépend donc du bon fonctionnement de l’appareil locomoteur.

Si le podologue voit que d'autres articulations peuvent avoir un lien direct avec la pathologie du pied et qu'il semble clairement indiqué que les autres articulations, au niveau local ou dans un lien holistique, peuvent être corrigées par un ostéopathe.

Dans le sens inverse, un ostéopathe juge que les problèmes d'origine structurelle ou fonctionnelle du pied peuvent être la cause de problèmes dans les articulations périphériques, le dos ou et la nuque. L'étude de la marche et de la mobilité des articulations du pied par le podologue peut être dans bien des cas utile pour aider l'ostéopathe à faire un diagnostic différentiel. A l’inverse, une limitation articulaire du pied entraîne des troubles fonctionnels aux étages supérieurs. Ainsi, les compensations se font dans les articulations situées au dessus du pied pour que la cheville puisse fonctionner de manière la plus libre possible. Dans ce cas, une correction podologique est indiquée et nécessite un suivi ostéopathique qui corrigera les plaintes résiduelles.

Faites le premier pas, demandez conseil à votre ostéopathe et à votre podologue!


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